Le changement doit-il forcément naître d’une catastrophe ?

Chers lecteurs,

Aujourd’hui nous allons continuer notre plongée dans les tréfonds de l’âme humaine encore une fois pour y découvrir ce qui s’y cache.

Après tout, l’entrée ce jour dans l’automne amorce la partie la plus introspective de l’année. Longue descente vers l’hiver et jours qui raccourcissent, c’est le bon moment pour visiter ses Enfers intérieurs.
Certains déploreront probablement la tournure obscure que prennent mes articles et c’est tout à fait compréhensible. Seulement sachez qu’il est parfois nécessaire de gratter le vernis de surface afin de retrouver la vérité. Ou plutôt sa vérité.

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L’équinoxe d’automne, quand le jour est égal à la nuit

L’idée de cet article m’est venu en regardant un documentaire sur la Peste Noire de 1348. Pour ceux qui ne sont pas férus d’histoire, et encore plus d’histoire médiévale voici les faits :

* L’instant histoire médiévale *

En 1348, en Europe, une maladie dont on ne connait rien et qu’on ne peut pas soigner avec la médecine de l’époque décime la moitié de la population de l’Europe. Sur 40 millions d’habitants, on estime que 20 millions d’âmes sont emportées par ce qu’on appelle la Pestilence. La société médiévale sombre. Plus de justice, plus de police, plus de paysans donc plus de récoltes, l’Europe est un enfer à ciel ouvert. Imaginez l’ampleur des dégâts en vous demandant ce que cela vous ferait de vous réveiller un matin et de voir qu’un habitant sur deux de votre ville est mort. Que feriez-vous ?

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Une fois l’épidémie passée, le monde a changé.

La catastrophe vécue comme un fléau de Dieu a posé les bases d’une nouvelle société. Pour citer un exemple, les paysans devenus rares et indispensables au bon fonctionnement de la société se sont révoltés contre leurs seigneurs et ont obtenu de meilleurs salaires et plus de terres (celles de leurs voisins morts). Certains ont pu s’affranchir de leur servage (=esclavage médiéval plus ou moins) et ont pu recommencer une nouvelle vie dans les villes (pensez au Moyen-âge comme une opposition ville / campagnes). Si auparavant les cerfs (paysans) avaient besoin de leurs seigneurs, à présent les seigneurs devaient se plier à leurs exigences. De plus, les sociétés européennes se sont modernisées.

Il fallut une catastrophe de grande ampleur pour qu’une transformation de société s’opère.

Maintenant, si j’ai choisi cet exemple, je dois l’avouer un peu extrême, c’est pour souligner la vérité suivante : les grandes catastrophes amènent de grands changements. Cela nous concerne autant au niveau global que personnel.

Souvenez-vous d’un événement historique dramatique et mettez-le en parallèle avec une expérience personnel traumatisante. Vous vous rendrez vite compte que pour les deux cas les conséquences sont les mêmes.
L’événement survient et vous ébranle, puis vient le temps de la digestion et du changement.
Ce qui s’est passé ne doit plus se reproduire. Quelles stratégies doit-on alors mettre en place ? Évitement, protection, réflexion sur les causes de l’événement, projets qui changent. On dira qu’on est plus le même, que cela nous a ouvert les yeux de manière irréversible. On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve dit-on.

On pourra souvent se poser la question du pourquoi. Pourquoi la catastrophe arrive à ce moment, à nous, dans une sphère particulière de notre vie ?
Vous pourrez gamberger aussi longtemps que vous vivrez sur le sujet, le fait est que cela est et que vous ne pouvez pas revenir en arrière. On peut seulement améliorer ce qui nous succède et rendre le monde ainsi que sa vie plus acceptables.
Dites-vous que l’horreur pose souvent les bases d’un monde plus juste pour un peu qu’on s’y intéresse. Qui seriez-vous si vous n’aviez pas vécu cet événement aujourd’hui, à côté de quelle prise de conscience seriez-vous passés ?

Je me suis longtemps demandé si la douleur était un mal nécessaire à toute transformation. Doit-on forcément souffrir pour comprendre ce que nous ne souhaitions pas voir ?

Je repense à la peste. L’image qui nous en est restée dans les enluminures et l’imaginaire collectif est celle d’un squelette qui se promène sur des tombes. Cela me rappelle l’arcane du tarot de Marseille qui effraie tout consultant qui la voit dans un jeu « L’arcane sans nom ». Celle-ci est à tort appelée « la mort ». Je n’ai jamais pu comprendre si elle constituait une menace ou un grand bien, la mort ou la vie.  Peut-être les deux à la réflexion…

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XIII – L’arcane sans Nom, tarot de Marseille

Je vous laisse avec cette interprétation de l’arcane XIII d’Alejandro Jodorowsky dans La voie du tarot :

« Si tu te presses, tu me rattraperas. Si tu ralentis, je te rattraperai. Si tu marches tranquille je t’accompagnerai. Si tu te mets à tourner je danserai avec toi. Puisque notre rencontre est inéluctable, fais-moi face tout de suite. Je suis ton ombre intérieure, celle qui rit derrière l’illusion que tu appelles réalité. Patiente comme une araignée enchâssée dans un bijou dans chacun de tes instants, tu partages ta vie avec moi -ou si tu t’y refuses tu ne vivras pas dans la vérité. Tu pourrais fuir à l’autre bout du monde je serais toujours à tes côtés. »

Oui, on pourrait fuir le changement qu’il nous retrouverait à chaque instant, prêt à dégainer une série de catastrophes pour qu’on l’intègre enfin.

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Si vous aimez l’histoire du moyen-âge et l’actualité, je ne peux que vous conseiller l’excellent blog Actuel Moyen-âge qui met en lien notre histoire actuelle et notre histoire passée, car comme on le sait tous : l’histoire est un perpétuel recommencement.
Après tout, si nous vivons les événements encore et encore, c’est car nous n’avons pas pris le temps de les comprendre.

Bon équinoxe pluvieux à tous.


Croire à son étoile

Bonjour à tous,

 

Avant de rentrer dans le vif du sujet de ce jour, je tiens à vous remercier car , la peur de l’échec, mon dernier article a été de loin l’article le plus suivi avec l’introduction à la loi de l’attraction. De plus, c’est celui qui a récolé le plus de « j’aime ».
Je vois que ça prend plutôt pas mal et cela m’encourage à aller de l’avant 🙂

Pour ce qui est de l’article, sachez que je m’étais préparée à rédiger tout à fait autre chose, et il y a trois jours, au détour d’une rue, je suis tombée sur une affichette collée sur un poteau.

 

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L’arcane 17, surgie de nulle part

Il s’agit de l’arcane Dix-sept du tarot de Marseille : l’étoile.

L’étoile c’est un peu mon arcane porte-bonheur. Pour la petite anecdote, l’an dernier j’ai fait des séances d’hypnose humaniste et durant la séance consacrée au féminin intérieur (l’hypnose humaniste consiste en trois séances avec la recherche du féminin, du masculin et de l’enfant intérieur) dans cet état entre-deux, la dernière image que j’ai vu apparaître était cette lame de l’étoile. C’est celle que vous devez réutiliser comme un grigri les jours sombres, et celle qui demeure gravée dans votre subconscient.

Pour ceux qui ne connaîtraient rien au tarot, il s’agit d’une lame qui protège et qui encourage le consultant à continuer dans sa voie car il sera protégé et placé sous une bonne étoile.

Le grand ponte du tarot moderne, Alejandro Jodorowsky, écrivait dans La voie du tarot que l’étoile symbolisait ceci « Agir dans le monde, trouver sa place » lorsqu’elle apparaissait dans un tirage. Dans un de ses ouvrages, il fait « parler » l’étoile, voici ce qu’elle aurait à nous dire :

« Dans l’infinie multiplicité des êtres et des choses, j’ai trouvé ma place – dans le monde et en moi-même, car c’est la même chose. Je n’ai plus besoin de me chercher, je n’ai plus aucune image de moi-même, je suis à ma place. Ici, et partout, volontairement attachée. » La voie du tarot, Alejandro Jodorowsky

Cette carte bien familière, ancrée dans mon histoire personnelle, a donc surgi du néant à un moment bien particulier de ma vie : celui où je me suis lancée dans une autre aventure, une autre manière de vivre où je pourrais enseigner ce qui me tient à cœur et ce qui m’anime.

Pour certains, c’est juste un tag sur un mur, un peu funky, comme on pourrait trouver « nik la poliss » ou autres tracts politiques délavés. Pour d’autres c’est un signe.
Je fais définitivement partie de la deuxième catégorie.

Quand vous ouvrez votre courrier le matin, vous êtes heureux (ou pas, surtout quand c’est les impôts dans le papier plastique noir hyper goudronné) car c’est à vous qu’on adresse des messages. Ils sont pour vous, dans votre boîte aux lettres. Cela ne veut pas dire que le voisin n’en recevra pas, il en recevra plus ou moins, pas les mêmes lettres probablement et à un rythme différent.
Voici la vérité implacable de l’existence, la voilà l’histoire :
les signes envoyés par l’Univers c’est la même chose, ils vous sont destinés au moment où vous en avez le plus besoin. Seulement, est-on toujours à l’écoute de ce qu’ils ont à nous dire ?

L’étoile sur mon trajet ce jour là, est comme un rappel. Où que nous allions, tout nous ramène toujours vers notre destin, notre âme.
Les signes de l’univers ou synchronicités sont comme autant de petits cailloux posés sur notre chemin, qui nous indiquent notre vérité.

Plus j’avance dans la vie, plus je suis heureuse de voir sur mon trajet des petits messages : Une affiche dans le métro, une annonce sonore ou encore le nom d’un restaurant qui m’évoque quelque chose de particulier à cet instant précis.
Souvent, cela arrive lorsque je cherche des réponses et il me suffit de lever le nez et d’écouter tout autour de moi. J’obtiendrai des réponses, qu’elles me plaisent ou non.

C’est souvent à l’instant précis où la synchronicité se produit, qu’enfin je me sens écoutée, à ma place et en joie. Comme si mon étoile veillait sur moi.

Et vous, quels messages vous ont été envoyés aujourd’hui ?